Carrière du rocher coupé: l'étude environnementale est publiée

Dans le cadre du projet de développement touristique de la carrière du rocher coupé, et suite à la découverte d'un couple de faucons pélerins sur le site, une étude environnementale a été confiée au cabinet Dervenn. Il vient de rendre son rapport, dont les conclusions vont être intégrées au projet.

La carrière du rocher coupé est un site naturel de près de 20 hectares

Site naturel de près de 20 hectares, la carrière du rocher coupé fait l'objet d'un projet de développement touristique global, en complémentarité avec le Château de Fougères et le futur CIAP's (Centre d'Interprétation de l'Architecture et des Patrimoines). 

Les objectifs pour la municipalité sont multiples pour ce projet majeur: valoriser la richesse écologique du site, renforcer le cadre de vie pour les habitants et développer l'attractivité et la notoriété de Fougères. 

Dans le projet initial, trois pôles devaient être développés sur le site de la carrière: un pôle "verticalité" avec des aménagements sportifs (via ferrata, tyrolienne...), un pôle "hébergement de plein air" et un pôle loisirs ( restauration, guingette) à la "petite carrière".

Du fait de la découverte par la LPO ( 2015) puis par la Fédération de la chasse et de la faune sauvage (2017) d'un individu puis d'un couple de faucons pélerin et dans le cadre de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (2016), la Ville de Fougères a missioné un cabinet expert, Dervenn, pour mener une étude globale environnementale. Celle-ci comporte un inventaire de la faune et de la flore sur le site ainsi qu'une analyse approfondie des impacts du projet initial. Elle vient d'être délivrée à la Ville de Fougères.

Après une étude de terrain complète, le cabinet a établi un diagnostic:

  • concernant la flore, même si celle-ci est très importante et variée, il n'y a pas d'espèce protégée à prendre en compte
  • concernant la faune en revanche, l'inventaire dénombre 27 espèces de papillons, 19 d'orthoptères, 12 d'odonates, 1 espèce de coléoptère dit "d'intérêt communautaire", 6 espèces d'amphibiens protégées, 4 espèces de reptiles protégées, 10 espèces de mamiffères dont deux protégées (écureuil roux et hérisson d'Europe), 10 espèces de chiroptères (chauve-souris) et 56 espèces d'avifaune (oiseaux) dont 25 protégées et une qui l'est tout particulièrement, le faucon pélerin (protection de niveau européen, considéré comme une espèce patrimoniale)

​Vous pouvez consulter l'étude complète ici:  Etude biodiversité - 22 fev 2021.pdf

 

Par ailleurs, l'étude, basée sur le principe ERC (Eviter, réduire, compenser) intègre des solutions ou mesures à mettre en oeuvre pour impacter le moins possible l'environnement sur le site et dans le cadre du projet de développement touristique. La première d'entre elles est bien sûr d'éviter au maximum de déranger le couple de faucons pélerin présent, qui s'est déjà reprodduit à plusieurs reprises, notamment en limitant les sources de bruit. C'est pourquoi l'emplacement de certains équipements comme la tyrolienne ou la via ferrata intégrés au projet doivent être revus.

Faucon et tyrolienne.jpeg

D'autres mesures dites "d'évitement" sont proposées: ne pas créer de chemins dans certaines zones, laisser des circulations pour les reptiles, adapter les travaux hors période de reproduction, limiter la présence en même temps des engins de chantier, limiter les nuisances lumineuses...

A noter: un écologue ainsi qu'un coordinateur environnemental devraient être présents au moment des travaux pour accompagner les entreprises qui interviennent et veiller au bon respect des mesures environnementales.